1974, gare de Lyon
Monsieur Pino Gambino arrive à Paris en 1974, gare de Lyon, avec 200 francs en poche et pas un mot de français. Pas d'adresse où dormir, personne pour l'attendre. Lui qui a grandi dans la campagne aux abords d'un petit village près de Palerme, au milieu des arbres d'oranges et de citrons, parmi les parfums d'origan et d'huile d'olive, débarque dans une ville qu'il ne connaît pas.
Dans ses valises, il transporte les saveurs siciliennes de son enfance. Et un rêve : créer une pizza unique, authentique, dans cette grande ville qu'il découvre.
Dix ans dans les pizzerias parisiennes
Pendant près de dix ans, Pino travaille dans plusieurs des plus grandes pizzerias de la capitale, dont Pizza Pino sur les Champs-Élysées. Il apprend les codes français du métier, perfectionne ses gestes, met chaque centime de côté en espérant ouvrir un jour son propre restaurant.
1984, l'ouverture
Le rêve se concrétise en 1984. Pino décroche un local au Centre Commercial des 7 Mares à Élancourt. C'est petit, ce n'est pas glamour. Mais Pino voit au-delà : un grand parking, un quartier en plein développement, une clientèle de familles qui cherche un endroit accessible. Élancourt grandit, Saint-Quentin-en-Yvelines se construit autour, les gens cherchent où sortir.
Pour orner les murs, Pino s'inspire de ce que l'Italie a de plus beau : la Fontaine de Trevi à Rome, en hommage au film de Fellini et à son acteur favori Marcello Mastroianni, et surtout la Chapelle Sixtine. Le restaurant devient un petit musée italien à lui tout seul.
Ça commence
Les clients arrivent au fur et à mesure, goûtent aux spécialités siciliennes, et finissent par aimer Pino autant que sa cuisine. Plusieurs habitués se souviennent encore des baises-mains et des roses offertes aux dames, et de la sangria servie en attendant les pizzas.
Tout le folklore italien est au rendez-vous à La Dolce Vita. Ça chante, ça crie, ça danse. La maison devient une adresse à part dans le paysage des Yvelines.
Les personnalités du coin
Les personnalités des alentours viennent goûter à la pizza de La Dolce Vita : Omar Sy, Jamel Debbouze et sa famille, Issa Doumbia, Nicolas Anelka, à qui une pizza signature est même dédiée. Tous se souviennent encore de l'impact qu'a eu la maison dans le coin. Aucun tapis rouge, aucun bruit autour de leurs visites : ils sont accueillis comme les autres clients. Une partie de ces visites est racontée dans notre article sur les habitués connus du restaurant.
Les pizzaiolos historiques
Deux noms reviennent sans cesse quand on parle de la cuisine de La Dolce Vita : Filippe et Antonio. Tous les deux ont commencé très jeunes au restaurant. L'un d'eux est toujours en poste, après plus de trente ans derrière le four. Cette continuité explique pourquoi la pizza ne change pas. Mêmes gestes, mêmes pâtons, même feu de bois, depuis des décennies.
La transmission
Monsieur Pino Gambino n'est plus à la tête de La Dolce Vita depuis son décès en 2021. Malgré cela, son héritage est toujours vivant. Nous continuons à perpétuer son savoir-faire à travers une recette intacte, des quantités généreuses, des ingrédients frais, et une touche de modernité qu'il aurait sans doute appréciée.
Quarante ans après l'ouverture, c'est grâce à la régularité, au travail quotidien, et à des clients fidèles qu'on aime sincèrement que la maison tient debout. La Sicile que Pino a sortie de sa valise en 1974 est toujours là, sous la même forme. Dans la pâte, dans la sauce, dans l'huile d'olive, dans l'accueil.
Vivre l'histoire en vrai
Quarante ans, ça se déguste. Pour découvrir la pâte que Mr Pino a mise au point, lisez notre article sur la pâte maison. Pour goûter à tout ça en vrai, réservez une table ou commandez en Click & Collect.